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Capitalocène | 72x72x~9cm | 2026 [i]
CAPITALOCÈNE
Le CAPITALOCÈNE est un concept qui, désignant sensiblement la même réalité phénoménologique que le concept d’Anthropocène, sous-entend cependant que c’est le capitalisme en tant que système économique et organisation sociale du monde qui est principalement responsable des dérèglements environnementaux actuels, et non l’humanité dans son ensemble. Selon Andréas Malm, inventeur de ce concept, il faut donc parler de « Capitalocène » plutôt que d’Anthropocène pour décrire la crise écologique en cours. Plus particulièrement, c’est le capitalisme industriel défini par « la production de valeur d’échange et la maximisation des profits au moyen de l’énergie fossile » qui selon Malm est responsable de l’artificialisation du monde et de la surexploitation de ses ressources.
Les partisans du Capitalocène considèrent que l’Anthropocène est un paradigme erroné en ce qui concerne les débats publics sur l’environnement. Sa faiblesse fondamentale, selon eux, est d’attribuer la crise environnementale à l’ensemble de l’humanité ou à une nature humaine enracinée. Ils affirment que le capitalisme n’est qu’une des nombreuses façons d’organiser la société humaine, et que le capitalisme seul a produit des perturbations environnementales qui atteignent le niveau d’un désastre planétaire. La solution à ce désastre, selon eux, consiste à mettre fin au capitalisme et à créer un ordre social différent.
Bien que ces penseurs apprécient le rôle joué par le concept d’Anthropocène pour faire avancer le débat environnemental dans la sphère publique, ils estiment qu’elle sert en fin de compte à réifier et à mystifier les causes réelles de la crise environnementale, et même à empêcher l’action nécessaire pour l’atténuer, puisqu’il s’agirait dans ce paradigme d’une vaine tentative de contrecarrer les tendances de la « nature humaine ». Le terme Capitalocène quant à lui replace la racine du problème dans le choix des priorités sociales, historiquement contingentes, qui peuvent être remises en question et refaites par ceux qui ont la volonté et l’organisation collective nécessaires pour le faire.
