

2026 Lucie Coutaz 3D 51x51x~7cm – crayons
2026 Lucie Coutaz
Lucie Coutaz | 51x51x~7cm | 2026 [i]
LUCIE COUTAZ
Lucie Coutaz (ou Coutaz-Repland), née le 9 mai 1899 à Grenoble et décédée le 16 mai 1982 à Charenton-le-Pont (Val-de-Marne), à l’origine assistante sociale, est la secrétaire de l’abbé Pierre de la Seconde Guerre mondiale jusqu’à sa mort. Elle rencontre l’abbé Pierre en 1943 alors que ce dernier, résistant, recherche de faux papiers pour faire passer en Suisse des juifs ayant échappé aux rafles à Grenoble.
Elle a étudié la sténodactylographie (ce qui correspond plus ou moins à une formation de secrétaire). Elle fut ensuite secrétaire et reprit la direction des syndicats chrétiens de Grenoble, sa ville natale, grâce aux recommandations du Vicaire général de la ville. Elle prend aussi le rôle d’assistante sociale lors du début de la Seconde Guerre mondiale (1940-1945). Elle faisait partie de la congrégation de religieuses de Notre-Dame de Sion, engagées dans la vie laïque. Elle aura un rôle important dans la résistance. Par ailleurs la congrégation, contraire à son engagement, l’exclura de ce fait.
Grâce à sa participation importante dans la Résistance, Lucie recevra la croix de guerre avec citation (étoile de bronze) lors de la Libération. Elle sera ensuite sollicitée par l’Abbé Pierre, pour l’aider dans son projet Emmaüs et elle deviendra très vite cofondatrice du Mouvement Emmaüs et directrice (officieuse) de celui-ci dès 1954 avec l’Appel de l’Abbé Pierre.
C’est en 1943 que Henri Grouès, alias Abbé Pierre, rencontre Lucie. Il cherche de faux papiers pour faire passer en Suisse des Juifs venus frapper à la porte de son presbytère de Grenoble, au moment des rafles. Elle est déjà connue pour cela. Là, commence une collaboration qui durera jusqu’à la mort de Lucie en 1982 : après la guerre, elle sera recontactée par l’Abbé, d’abord comme secrétaire, lorsqu’il est élu comme député à la suite de sa série de conférences sur la Résistance, puis pour participer à son projet Emmaüs, qui vise à lutter contre la pauvreté.
En 1945, Lucie Coutaz accepte le rôle de secrétaire et de cofondatrice du mouvement Emmaüs proposé par l’Abbé Pierre. Elle s’occupera alors de l’administration du mouvement, tout en assistant l’Abbé dans toutes ses tâches. Elle fut un pilier très important pour l’organisation, mais aussi pour Henri Grouès.
Elle accompagne l’Abbé Pierre dans l’expansion internationale d’Emmaüs ou gère la maison pendant ses nombreuses absences. Une anecdote célèbre dans le mouvement Emmaüs témoigne de sa force de caractère : en l’absence de l’Abbé Pierre, il y avait eu un incendie dans la première communauté. Lorsqu’il rentre, il entend des compagnons rentrants d’avoir été boire un verre avec les pompiers : « La Coutaz, pour une emmerdeuse, c’est une emmerdeuse, mais pour un mec, c’est un mec !! » Et pourtant c’est son doux sourire qui reste à l’esprit de tous ceux qui l’ont connue.
Lors de l’Appel de février 1954 de l’Abbé Pierre, celui-ci a la volonté d’opérer un changement dans les mentalités et une sensibilisation de la population, face à la pauvreté des autres. Cette lutte lui tient très à cœur et c’est justement à ce moment-là qu’il commence à laisser de plus en plus de tâches importantes dans l’organisation du mouvement à Lucie Coutaz. Elle devra bientôt gérer l’organisation et l’administration complète des communautés et des centres d’hébergement que compte le mouvement Emmaüs ; elle a de plus en plus de responsabilités. L’abbé Pierre prend alors le rôle de directeur représentant, il est la figure du mouvement tandis que Lucie Coutaz prend la direction administrative de celui-ci et opère plus dans l’ombre.
https://fr.wikipedia.org/wiki/Lucie_Coutaz
